L’innovation digitale au service de la QVT (qualité de vie au travail)

14/04/2020

Qu’est-ce que la QVT ? 

La qualité de vie au travail (QVT) ne se résume pas uniquement à une table de ping-pong ou un espace zen à disposition des collaborateurs mais désigne et regroupe sous un même intitulé toutes les actions qui permettent de concilier à la fois l’amélioration des conditions de travail pour les collaborateurs et la performance globale des cabinets. De ce fait, la question de la QVT fait partie intégrante des objectifs stratégiques et doit être prise en compte dans le fonctionnement quotidien du cabinet afin, notamment, d’en anticiper les conséquences. Lorsque l’on parle de ressources humaines (RH) il y a bien entendu les ressources mais le but premier de la QVT est de mettre l’humain au cœur de l’institution.

La QVT regroupe la capacité à s’exprimer et à agir à travers des groupes de résolution de problèmes, un soutien managérial (clarté des objectifs, reconnaissance…) ainsi qu’un soutien des collectifs (solidarité métier, travail en équipe, échanges sur les bonnes pratiques…).  

Elle intègre également les conditions de travail des collaborateurs. Un collaborateur travaillant dans un environnement sain, avec de bonnes conditions d’emploi et un temps de transport convenable sera plus productif et fournira un travail de bonne qualité.

Enfin, Elle associe l’importance du contenu du travail. Il est primordial pour un collaborateur d’être autonome (rythme, procédure, choix des moyens, accès aux ressources, outils…). Cette autonomie va se traduire par un sentiment de responsabilité et amener à la reconnaissance de ce travail par autrui (client, hiérarchie, pair…), ce qui va renvoyer à un sentiment d’utilité. Avoir la maîtrise de son travail ainsi que le respect de ses pairs permet une évolution et un épanouissement plus rapide dans sa vie professionnelle. 

En ce sens, il convient de s’approprier le développement personnel qui représente un outil d’organisation et de performance. L’innovation digitale permet l’amélioration de la qualité de vie au travail grâce entre autres à l’automatisation et le travail à distance.

La pyramide de Maslow décliné dans l’entreprise

Abraham Maslow, psychologue du travail a mis en lumière une théorie : celle de la motivation et des besoins. Maslow a représenté les besoins humains sous forme de pyramide. La pyramide de MASLOW, classe les besoins humains par ordre d’importance, en 5 niveaux. Elle se lit du bas vers le haut. Il est primordial de commencer par satisfaire les besoins primaires (physiologiques, sécurité, appartenance) pour pouvoir satisfaire ceux au-dessus. La satisfaction des besoins d’un niveau, engendre les besoins du niveau suivant. 

 

 

 

Pyramide-Maslow-QVTPyramide-de-Maslow-entreprise

                               Pyramide de Maslow                                                                    Pyramide de Maslow traduite en entreprise 

 

Cette pyramide peut être traduite en entreprise ou pour les cabinets d’avocats, comme nous pouvons le voir sur l’image ci-dessus. La pyramide se compose alors de 4 niveaux :

          Les besoins primaires,

          Les besoins sociaux,

          Les besoins de développement personnel,

          Les besoins aspirationnels 

            Au sein du cabinet, les besoins des collaborateurs varient en fonction de leur QVT.   

Les besoins primaires des collaborateurs passent par la possibilité d’évoluer dans une ambiance conviviale, de prendre du plaisir au quotidien et de pouvoir gérer leur charge de travail mais également d’être installés dans un espace de travail confortable, offrant l’accès à des infrastructures de bien-être et permettant flexibilité et fluidité des processus.

 Les besoins sociaux correspondent à la relation avec son manager. Il est important de créer une relation de confiance avec celui-ci, cela contribue à donner du sens et clarifier les missions qui sont confiées aux collaborateurs. De même, une posture d’ouverture et de bienveillance, la pratique du questionnement et de l’écoute active apporte un feedback constructif. Enfin, développer un esprit d’entraide et de solidarité apporte confiance et bien être.

Les besoins de développement personnel se traduisent par un sentiment de valorisation et de reconnaissance par sa hiérarchie et ses collègues. En ce sens, accéder à des programmes de formation adaptés et de bonne qualité ou disposer d’opportunités d’apprentissage permettront de répondre correctement à ces besoins.

Le dernier pallier représente les besoins aspirationnels. Nous y retrouvons la fierté d’appartenance qui se traduit par la recommandation de son cabinet et de ses services, ainsi que de son éthique, dans ses relations externes. De même, il est important que les collaborateurs aient la sensation d’être en phase avec les valeurs et la stratégie du cabinet, qu’ils ressentent un sentiment d’utilité et de contribution à un projet collectif. Par ailleurs, se développer dans un environnement de curiosité et d’ouverture, flexible et propice au changement, incite à proposer et tester de nouvelles idées.

Le comportement des nouvelles générations  

Les nouvelles générations ont beaucoup d’attentes concernant la qualité de vie au travail, elles ont besoin de ressentir un sentiment d’appartenance :  la génération Y est très orientée sur l’esprit d’équipe et le partage des tâches. Toutefois, celle-ci a un problème avec la hiérarchie. Il faut savoir la mettre en confiance et lui expliquer les côtés positifs du lien hiérarchique.

Quant à la génération Z, elle sollicite surtout une entreprise transparente et éthique, 61% privilégient la QVT au salaire (Source : KPMGhalf). Même avec un salaire attractif, les entreprises ne pourront pas réduire le turn-over et l’absentéisme si les conditions de travail ne sont pas optimales.

Par ailleurs, 85 % des salariés estiment que le digital a un impact positif sur la QVT et 90% des chefs d’entreprises ont une vision positive du numérique au travail.  (Source : Toitdesoi.fr)

 

La transformation numérique du métier d’avocat 

La recherche de données étant facilitée, c’est désormais sur leur analyse et leur partage que se construit la valeur ajoutée de l’avocat. Les relations avec les clients évoluent, la communication est accélérée avec les échanges de mails. Les travaux de recherche sont facilités. Les dossiers papiers, encombrants, impropres aux transports et sujets aux modifications en tous genres, sont amenés à disparaître. La transformation numérique permet à l’avocat de se recentrer davantage sur la valeur ajoutée que peut offrir son expertise. 

Selon le nombre d’associés et la zone géographique, la rencontre avec le monde numérique n’a pas encore eu lieu, ou bien elle n’a pas atteint le même degré.

Le métier d’avocat connait une adaptation nécessaire de son activité avec la numérisation généralisée et l’omniprésence d’internet. Le digital révolutionne toutes les méthodes de travail en améliorant le rendement et le gain de temps des cabinets d’avocats.  

Concrètement la QVT n’est pas une obligation légale pour les cabinets d’avocats (en tant que profession libérale). C’est davantage un état d’esprit et un regard sur les besoins réels des cabinets. La QVT est un enjeu stratégique, car elle permet de répondre aux besoins exprimés, à un gain de productivité amenant les collaborateurs à rester dans leur cabinet ainsi que l’attraction de nouveaux talents.  

La QVT chez les avocats 

Les avocats subissent une pression importante liée à leur métier. Il est donc indispensable qu’ils aient une bonne QVT. Selon l’enquête sur la qualité de vie au travail de LJA, de 2018, les avocats font face à de nombreux défis :

          Le stress est un des facteurs le plus présent chez les avocats. Seulement 26,5% des avocats s’estiment satisfaits de leur qualité de vie au travail et plus de 99% des avocats ont indiqué subir du stress du fait de leurs conditions (non matérielles) de travail. 48,2% le trouvent excessif, en ce sens et 37% pensent que cela les expose à des troubles de la santé. Le stress représente donc un défi de taille pour les cabinets d’avocats.

          Lié à ce stress vient s’ajouter la vie de famille qui peut être difficile à concilier, pour 81% des avocats. La parentalité reste encore aujourd’hui un frein à l’évolution de leur carrière. En effet, 41% des avocats jugent difficile de concilier vie professionnelle et vie privée. 

          Par ailleurs, le manque de contact et de reconnaissance se fait ressentir entre les collaborateurs. Le fonctionnement autonome, une communication cloisonnée et l’absence de transparence ainsi qu’un manque de relations sociales et d’accompagnement managérial génèrent un sentiment d’isolement et de solitude.

Par conséquence, ces défis vont engendrer des répercussions négatives sur la vie privée ainsi que la vie professionnelle des avocats puisqu’il y a 24,7% de turn-over chez les avocats en cabinets dont 39,8% ont moins de 35 ans et 28% envisagent de quitter la profession pour un meilleur équilibre. 

L’innovation digitale pourrait enfin permettre de réduire ce stress et ce turn-over permanent et développer une meilleure mobilité. Il est désormais possible de rester connecté partout et à  tout moment, avoir un accès sécurisé à ses données 24h/7j, faire des réunions en visioconférences, partager son écran à distance via des outils comme Teams, etc.

Ces nouveaux outils vont amener à une meilleure collaboration entre les salariés, de manière interne et externe. La communication sera rapide et facile et le partage d’informations sera plus fluide. Il en sera de même pour fédérer les collaborateurs autour d’actions : projets, formations, transfert de savoir-faire, etc. 

De plus, l’innovation digitale procure une meilleure sécurité. Elle sécurise et rassure les collaborateurs et les clients sur la protection de leurs données personnelles : Gestion des droits d’accès, protection des données personnelles, traçabilité des échanges, etc. Par ailleurs, les Datas centers de Diapaz sont hébergés en France, leurs données sont protégées et soumises aux législations françaises. 

En conclusion, les outils digitaux vont permettre d’améliorer la qualité de vie au travail et de donner confiance à vos collaborateurs ainsi qu’équilibrer la vie personnelle et la vie professionnelle.

Vous pouvez retrouver les replays de cette matinée ainsi que l’Atelier sur « les 5 idées reçues d’un projet de changement de logiciel » sur notre site https://www.diapaz.fr/replay-experience-collaborateur-diapaz-microsoft-2020/